Excuse the mess but we live in here

Excuse the mess but we live in here

 

Les vertus du fouilli

Je suis désordonné. Entreposé dans des chambres d’adolescents, on ‘associe souvent à la saleté, au manque d’entretien et à la paresse. Re cherché, je peux alors être très soigné, et donner une impression de chaleur, de convivialité. Trop peu utilisé, je reste pourtant la décoration la plus simple, la plus évidente, celle qui demande le moins d’effort, mais qui peut rendre le mieux, paradoxalement. Associé à des couleurs vives, à des teintes agréables, douces mais chaudes, je peux alors donner à un intérieur une vraie vie, l’impression d’un écosystème propre à ce dernier. Je suis, je suis, je suis… ?

Je suis le bazarre ! Le bordel, le fouillis, le fatras, l’entreposé au hasard ! Vous l’aviez, vous ne l’aviez pas, dans tous les cas, laissez moi vous présenter la meilleure des décorations possibles, la plus simple, la plus agréable, la plus attirante. Que je t’aime, désordre, que je t’aime confusion. Tu inspires les plus grands, donnes du courage, permet d’humaniser une pièce. Et parce que nous ne sommes pas des robots, parce que nous laissons tomber des choses, que nous en cassons d’autres, parce que nous sommes imparfaits, nous sommes autodestructeur, nous sommes immondes, alors le désordre est d’ordre. Le désordre est de prime abord pour harmoniser une pièce; Nous ne vivons pas dans des musées, et la maniaquerie, la propreté immaculée est ennuyante, presque énervante, même carrément énervante, insupportable.

Qui tombe amoureux des gendres idéaux ? Qui tombe amoureux de celui ou celle qui, dans sa perfection, rends heureux ou heureuse, qui en tromp jamais et qui offre des fleurs ? Et bien réellement personne. On peut être apaisé par ces personnes, on peut être tranquille et vivre une vie paisible avec eux, mais le bad boy, la rebelle, celui qui porte des jeans troués, qui couche avec votre meilleure amie et va se murger la gueule dans les pires bars de l ville va toujours plus vous attirer. Une vie de danger, une vie rock’n’roll sera plus sexyn, plus grisante. Et bien dites vous qu’une décoration est pareille. Qui a envie de vivre dans une grande maison vide, de personne et de sens, remplie de meubles et de carrelage impeccable ? Et bien tout le monde, mais personne n’apprécierait vraiment. Le culte de la consommation nous a conduit à rêver de ce genre d’intérieur, mais le bon désordre, le fouilli contrôlé, avec un peu de poussière sur certains meubles, avec une moquette tachée et un canapé déchiré restera toujours le meilleur ami d’un Homme heureux.

Je me positionne ici comme grand défenseur du désordre, comme dernier bastion face au rangement. Je milite pour que les légos des petits traînent par terre, pour que les meubles soient désordonnés, pour que l’on ait un meuble en bois à côté d’un canapé en cuir tanné, à côté d’une penderie blanche, dans un “je m’en foutisme” le plus total. Car la confusion est jolie, la confusion est drôle, la confusion est conviviale, la confusion est artistique. Les meilleures oeuvres d’arts ne sont pas les portraits les plus ressemblants, ce sont ceux dont la folie du peintre est pleinement exprimée, dans un mélange incontrôlable de couleurs et de traits.

Amis et amies, vivez dans le désordre !

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